Statistiques

L’abordabilité des logements au Canada est un problème important et croissant. Que vous puissiez ou non vous payer un « abri » est mesuré régulièrement selon une norme d’abordabilité établie par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL). Un logement abordable est un abri adéquat qui n’accapare pas plus de 30 % du revenu du ménage. Ce seuil d’abordabilité sert de ligne directrice aux ménages à revenu faible et modeste pour déterminer combien de leur revenu brut ils devraient consacrer aux frais d’hébergement, tout en dégageant suffisamment de ressources pour la nourriture, le transport, les taxes et impôts, les vêtements et les autres produits de première nécessité. 
 
Chez les locataires, les frais d’hébergement renvoient au loyer plus les services publics. Chez les propriétaires, les frais d’hébergement renvoient aux versements hypothécaires, aux frais de copropriété, aux taxes foncières et aux services publics. 
 
Les habitations sociales sont un sous-ensemble du logement abordable, où les ménages à faible ou très faible revenu non seulement ne respectent pas le seuil d’abordabilité de 30 % mais également ne peuvent pas se payer un loyer au prix du marché ordinaire. Ils ont besoin d’une aide pour demeurer hébergés, habituellement par voie d’une subvention au loyer, et ils vivent dansdes immeubles qui bénéficient de l’appui financier du gouvernement. 
 

Voici quelques statistiques clés qui font ressortir pourquoi « le logement pour tous » est nécessaire au canada. 

Les coûts d’habitation dépassent ce que les gens peuvent se payer : 
  • Le quart des ménages canadiens consacrent 30 % ou plus de leur revenu total à leur abri, ce qui dépasse le seuil d’abordabilité établi par la SCHL. 
  • Les locataires et les propriétaires sont touchés de façon différente par les défis d’abordabilité du logement, avec 40 % des locataires qui versent 30 % ou plus de leur revenu total aux frais d’hébergement, à comparer à 18,5 % des ménages propriétaires. 
  • Chez les locataires canadiens, 20 % consacrent plus de 50 %, ou la moitié, de leur revenu brut aux frais d’hébergement. Cela place les particuliers et les familles à risque élevé de basculer dans l’itinérance et le délabrement. 
  • Certains types de ménages sont plus à risque que d’autres. Par exemple, 44 % des parents célibataires qui louent leur maison ou leur appartement ont versé une trop grande part de leur revenu au loyer, tout comme près d’un tiers des parents célibataires qui possédaient leur demeure. 
  • Il n’y a pas assez d’habitations sociales pour les personnes qui ne peuvent se permettre un logement sur le marché privé. Par exemple : 
    • en Ontario, 158 445 ménages étaient en attente d’un logement social en 2013, notamment près de 72 700 à Toronto; 
    • en Nouvelle-Écosse, 4 000 ménages étaient en attente d’un logement social en 2013; 
    • dans la Ville de Calgary, 3 000 ménages sont actuellement en attente d’un logement social 

 

 

Agissez!
Our Twitter Feed FR